Les Décarbon’infos de novembre 2026
BIG 2026 : 95 000 entrepreneurs et un mot d’ordre, le culot. Et si le vrai culot, c’était de décarboner sans regrets ?
Le 8 octobre, Bpifrance tenait la 12e édition de son BIG à l’Accor Arena. Gratuit, ouvert à tous : près de 95 000 participants (contre 75 000 l’an dernier).
Ce fut une journée dense, autant que les couloirs étaient noirs de monde :
- Plus de 500 conférences et ateliers, regroupant plus de 1 000 intervenants
- 14 parcours thématiques, dont « Climat » et « Industrie »
Sur la scène principale, au cours de l’après-midi, le Président de la République a rappelé son message : décarbonation et emploi industriel ne s’opposent pas. Notre électricité 70 % nucléaire fait même de la France un territoire attractif pour accueillir de nouvelles activités. En toile de fond, la relance nucléaire de Belfort et 4 gigafactories de batteries en fonctionnement.
Le Plan Climat de Bpifrance, un signal fort
35 Md€ sont mobilisables par la banque publique d’investissement d’ici à 2030 pour accompagner les transitions écologiques de 20 000 entreprises. En 2025, 6,3 Md€ étaient déjà engagés :
- 1,7 Md€ pour la transition et l’adaptation des entreprises
- 2,5 Md€ pour les greentech
- 2,1 Md€ pour les énergies renouvelables
Ces montants significatifs témoignent d’une volonté réelle d’orienter les financements vers la transition.
Mais une question mérite d’être posée
Le climat était bel et bien présent à BIG, notamment grâce à la Bulle de La communauté du Coq Vert qui proposait une série de talks dédiés. Mais ces échanges, souvent centrés sur les montants et les dispositifs, gagneraient à creuser davantage les transformations concrètes à engager.
Par ailleurs, croissance et IA étaient largement présentées comme allant de soi, sans que leur coût environnemental soit systématiquement questionné. Or la pertinence d’une innovation se mesure aussi à ses impacts environnementaux, écologiques et climatiques, portant bel et bien un coût financier caché indirect mais trop important pour ne pas le considérer.
Ainsi, il ne s’agit pas d’opposer croissance et transition, mais bien de rendre nos choix cohérents avec nos objectifs. Le « culot » ne devrait-il pas aussi consister à intégrer ces critères de manière systématique dans chaque investissement ?
Ce que ça change pour les PME et ETI
La décarbonation commence par un état des lieux, en passant par la stratégie puis la mise en œuvre des projets opérationnels, sur le terrain. À ce jour, sont décomptés :
- 1 200 diagnostics énergie et carbone réalisés par Bpifrance en 2025, avec −17 % de consommation d’énergie en moyenne pour les entreprises concernées ;
- Mais 1 entreprise sur 3 a déjà subi un aléa climatique, et seuls 12 % des dirigeants disposent d’une stratégie d’adaptation.
L’enjeu consiste bien de passer de projets pionniers à un accompagnement de masse. Les outils existent : diagnostics, plan d’actions, financements. Chez Akteo, nous y voyons une invitation claire : nous engager, étape par étape, dans une trajectoire ambitieuse et réaliste.
Le vrai culot ? C’est de s’y mettre maintenant.
Qu’en avez-vous retenu si vous y étiez ?















